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Alternance, les chemins de l'emploi CCI Grenoble

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De nouvelles infrastructures, un nouvel IMT

le 15 avril 2014

Pour répondre aux besoins d’emplois et de formation en alternance des entreprises et du territoire, la CCI de Grenoble a initié des investissements importants à l’Institut des métiers et des techniques (IMT). Le plus important centre de formation d’apprentis du département dispose désormais d’un nouvel outil préparant l’avenir. Revue de projet et de transformation.

L’IMT, ce sont 2 500 alternants, 50 métiers enseignés dans 8 grands secteurs : bâtiment, énergie, auto et moto, métiers de bouche, restauration, soins et santé, services à la personne et tertiaire.
Fournir aux alternants un outil de travail adapté aux besoins des entreprises et du territoire, tel a été l’objectif des travaux engagés depuis
2012 à l’Institut des métiers et des techniques”, explique Jean-Luc Bodin, président de la commission formation à la CCI de Grenoble. Le premier CFA du département (deuxième en Rhône-Alpes) avec 2 500 alternants connaît en effet de profondes transformations.

Les effectifs de l’IMT sont passés, malgré une situation démographique
plutôt défavorable, de 1 900 à 2 500 alternants entre 2004 et 2014. Désormais, un apprenti sur trois prolonge sa formation en apprentissage après un premier diplôme, une tendance qui a un impact direct sur les effectifs et apporte des perspectives à chaque candidat. En 2010,
la marge de manoeuvre d’accueil d’effectifs par rapport aux surfaces pédagogiques disponibles était inférieure à 5 %, tous secteurs confondus, alors même que se dessinait un objectif ambitieux tracé par la CCI avec les organisations professionnelles et la Région : accueillir 3 000 alternants en 2017.

Anticiper les mutations

Malgré le reflux du nombre d’apprentis constaté en 2013 au plan national, ce nouveau cap est plus que réaliste. Car, outre les formations actuellement assurées, le lien avec les acteurs économiques locaux a permis d’identifier deux secteurs porteurs pour lesquels un renforcement des effectifs ou de nouvelles filières de formation seront mis en place : d’une part la gestion de l’énergie et le développement durable, et, d’autre part, les soins et services à la personne. Les besoins en compétences dans les métiers de l’installation, la maintenance des systèmes énergétiques, la prise en compte de la performance énergétique dans les métiers du bâtiment, sont ainsi exprimés avec force par les entreprises. De même, la forte progression du nombre de personnes dépendantes, renforcée par l’allongement de la durée de la vie, fait ressortir des demandes en accompagnement et ressources humaines spécialisées d’ici à 2020. Des mutations économiques et sociétales que la CCI anticipe, en coordination avec les organisations professionnelles, les acteurs du territoire et toutes les composantes représentées au sein du conseil de perfectionnement de l’IMT.

Le chantier du nouvel IMT



■ Construction d’un bâtiment de 2 750 m2

Situé à l’entrée du campus, le nouveau bâtiment réparti sur deux étages a permis de rapatrier la section restauration, auparavant localisée au lycée hôtelier Lesdiguières.
Il abrite donc des cuisines pédagogiques, un restaurant d’application et des salles dédiées. Il permet aussi de désengorger un autre bâtiment du campus en accueillant un pôle math/sciences et un centre de ressources pour les étudiants.
Il comprend ainsi un amphi de 60 places, des salles de cours, des bureaux, des espaces pédagogiques, etc.

■ Extension du bâtiment des ateliers

L’extension a été prévue pour le développement des filières du développement durable et des énergies renouvelables en partenariat avec Schneider Electric. Elle porte sur la création de trois ateliers pour une surface totale de près de 1 000 m2.

■ Extension et réhabilitation de la tour d’hébergement (fin des travaux : 2015)
Les travaux comprennent la remise aux normes de la tour de huit étages élevée entre 1968 et 1970 et l’extension de la capacité d’accueil des apprentis internes (94 à 134 lits).

Ces investissements correspondent à un coût total de 20 M€ financés à trois tiers par l’État, dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, la Région Rhône-Alpes et la CCI de Grenoble.


L’IMT, campus de l’alternance

Construit entre 1968 et 1970, l’IMT s’étend sur un vaste périmètre de 5 hectares, doté de nombreux espaces verts. Il constitue ainsi un véritable “campus de l’alternance”, et compte parmi les 20 plus importants centres de formation par apprentissage au plan national pour son nombre d’alternants (2 500 en 2013). “La volonté est d’en faire un campus exemplaire en termes d’espace de vie et d’ouverture sur le monde. Plus de la moitié des élèves qui entrent à l’IMT sont mineurs et en ressortent majeurs. Notre mission est donc aussi citoyenne”, précise Thomas Viron, directeur du campus.

Un espace de vie et de réussite
À l’appui de ce projet, les alternants peuvent compter sur les infrastructures sportives du campus : terrains de volley, badminton, handball, salles de sports, mur d’escalade. Mais chacun est aussi encouragé à participer à un projet transverse : réalisation de décors de spectacles, concours photos, critique littéraire et réception d’auteurs, assistance technique à une écurie du Bol d’Or… Une soixantaine d’alternants est en outre engagée dans des programmes de mobilité  internationale. Plus largement, c’est une pédagogie de l’alternance centrée sur la réussite des jeunes qui est mise en place. Certains cours théoriques sont ainsi délivrés, non par métiers ou sections, mais par niveaux, avec une évolution individualisée en fonction des acquis obtenus. Par ailleurs, les futurs carrossiers partagent en permanence leur quotidien (et les espaces pédagogiques) avec les apprentis énergéticiens, coiffeurs, comptables, et de nouveaux liens se créent sans cesse. “Nous croyons que développer cette capacité à vivre avec les autres, à s’adapter à un environnement, fait partie de notre mission”, poursuit Thomas Viron. Au final, les résultats de cette pédagogie sont éprouvés puisque tous les taux de réussite aux examens, quelles que soient les filières, s’échelonnent entre 79 et 89 %, soit des taux supérieurs à la moyenne de l’académie.

Apprentissage : une évolution en demi-teinte

C’est la mauvaise nouvelle de 2013. Après trois années consécutives
de hausse, le nombre de contrats d’apprentissage signés en France a baissé de 8 %, passant de 297 000 en 2012 à 273 000 en 2013. Même constat du côté des contrats de professionnalisation, où le recul est ici de 5 %, pour 117 000 contrats signés en 2013. Une donnée qui augure mal l’objectif d’atteindre 500 000 jeunes en alternance en 2017 (moins de 400 000 en 2013). La conjoncture est bien sûr en cause, mais pas exclusivement, puisque l’IMT de Grenoble disposait en 2013 de demandes de contrats non pourvues par les effectifs d’apprentis pour certaines activités (métiers de bouche en particulier). Au plan national, la concurrence des emplois d’avenir a pu jouer. Mais, surtout, le recul des aides publiques à l’embauche d’apprentis, entré en vigueur en janvier 2014, fait craindre une stabilisation du recours à l’alternance en France. Ce mode de formation est pourtant reconnu comme une voie privilégiée d’accès à l’emploi et à l’insertion professionnelle. Les taux moyens d’emploi des jeunes après obtention de leur diplôme sont en général bien supérieurs à ceux de la voie scolaire classique, pour une raison essentielle : les contrats par alternance constituent déjà des contrats de travail, et donc une première expérience professionnelle.


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