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L’apprentissage, une voie d’excellence

le 24 janvier 2018

On entend ce slogan depuis des années, mais qu’en est-il vraiment ?

Sans détour, nous pouvons dire que l’apprentissage en France ne se développe pas comme il le devrait.
Impossible de passer la barre des 400 000 apprentis, malgré les nombreuses injonctions et incantations des gouvernements successifs, quand nos voisins allemands ont un million et demi d’alternants et un taux de chômage des jeunes 3 fois et demie moins élevé que chez nous.

Quelles peuvent en être les raisons ?

Les chances de réussite ?
Non. Les apprentis français réussissent aussi bien aux examens que les lycéens. Notons aussi que le taux d’emploi après le diplôme est bien plus élevé pour les anciens apprentis, surtout sur les premiers niveaux.

Des Centres de Formation inadaptés ?
Non. De gros efforts ont été faits dans ce domaine et le système français est au moins aussi performant que le système allemand ou suisse. La pédagogie y est moderne, innovante et les outils adaptés.

La mobilisation des entreprises ?
Non. Chaque année les campagnes d’apprentissage se concluent avec un grand nombre d’offres non pourvues et les entreprises du secteur tertiaire se sont largement mises à l’apprentissage dans les 20 dernières années.

L’image de l’apprentissage ?
Peut-être. En France, l’apprentissage est encore considéré comme le parcours pour ceux qui ne réussissent pas au niveau académique. Le fait d’être rémunéré pour apprendre semble aussi créer une suspicion.

L’orientation ?
Probablement. Le système d’orientation en France est largement piloté par les professeurs et psychologues de l’Education Nationale qui, pour la plupart, connaissent mal l’apprentissage et les milieux économiques. L’entreprise est laissée à l’écart du processus. Depuis de nombreuses années, il est aussi convenu que la voie à suivre est le collège, le lycée d’enseignement général, puis l’université avec au bout une Licence ou un Master. Ce parcours existe et donne des résultats pour certains.

La méconnaissance des familles et des jeunes eux-mêmes ?
Certainement. Beaucoup de familles pensent que les diplômes préparés y sont différents, que le niveau des diplômes atteints est forcément bas et que l’apprentissage n’existe que dans les métiers de l’artisanat. Les collégiens et lycéens ne sont jamais amenés à découvrir le fonctionnement d’un centre d’apprentis. La question du prestige, du statut social pourrait aussi être posée. Il ne s’agit bien sûr pas d’opposer l’un à l’autre des systèmes, mais de remettre les choses à leur juste place.

Pour résumer, le problème semble plus culturel que technique. Dans le pays de Voltaire, faire des études en lien direct avec le monde professionnel n’est généralement pas bien vu, pas assez théorique et conceptuel pour être pris au sérieux.
Pourtant, il semble évident que pour apprendre un métier le mieux est de l’exercer, au moins en partie, dans son environnement réel tout en poursuivant les apprentissages théoriques et technologiques.


Soyez les ambassadeurs de l’apprentissage.

Thomas Viron, directeur

Formation et handicap

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