Accès direct au contenu | Accès direct au menu

Alternance, les chemins de l'emploi

Recherche avancée
Espace entreprises

Vous êtes ici : Accueil IMT > Découvrir l'IMT > Le coin des éditos

La créativité est-elle réservée à une élite ?

EDITO INSTANT IMT 5

Vous trouverez dans ce numéro l’histoire gagnante d’une Battle de textes* produite par des apprentis d’une classe de BAC PRO Gros Œuvre. La publication de ce texte me donne l’opportunité de vous parler de créativité.

En France la créativité s’est beaucoup illustrée dans l’art ou les technologies.  Les créatifs, les savants (artistes ou ingénieurs) ont toujours bénéficié dans notre pays d’une aura, d’un statut particulier. Petite spécificité nationale : la reconnaissance de ce statut passe généralement par la reconnaissance académique (le savoir, le diplôme, les distinctions).  
 
Le savoir reste au cœur de notre conception de la créativité.  Une fois reconnu, l’artiste peut bien entendu briser les codes, comme les Dadaïstes l’ont fait, mais il doit avant cela les faire siens. L’ingénieur doit lui maitriser « sa » science pour concevoir le Nouveau.  
La première définition de la créativité par l’Académie Française la donnait comme synonyme d’inventivité.  Cette approche initiale inviterait à penser que les seules personnes susceptibles de créativité sont les « sachants », les savants.  
 
Il y a, il me semble, une autre façon d’interpréter ce mot.  Celle qui suit la piste de l'imagination, de l'instinct, de l'inspiration.  Celle où le savoir ne serait pas essentiel pour exprimer sa créativité.  Notre expérience à l’IMT tend à valider cette définition.  Nous n’en sommes pas à notre première expérimentation de « jeux » menée avec des apprentis de CAP ou BAC PRO dont les résultats nous surprennent agréablement.  
Nos apprentis sont certes là pour apprendre un métier, pour être formés à reproduire un geste technique, à maitriser une méthode, à développer une compétence.  Cela ne veut pas dire qu’ils sont globalement dépourvus de créativité
 
En fait, à l’IMT nous sommes nombreux à être convaincus du contraire.  Nous avons tous de l’imagination, de l’instinct. Nous sommes tous inspirés, dans des domaines parfois bien éloignés de notre métier.  L’essentiel est de donner la chance (et le temps) à la créativité de s’exprimer.  Le risque est que les aprioris des uns amènent à l’inhibition des autres et l’inhibition amènera inéluctablement à la démonstration que ceux qui produisent ne peuvent pas créer.  
 
Pourtant, chaque expérience nouvelle sur cette piste nous révèle de bonnes surprises.  Les battles en sont un exemple, les mises en scène du concours photos en furent un autre. Le théâtre avec les jeunes de la restauration avait mis leur talent en évidence et les ateliers d’écriture en ont été une autre illustration.  
 
Quand la créativité (dans le sens de l’imagination) est encouragée et que nous restons patients, nous sommes rarement déçus.  Il suffit d’accepter que cette créativité là ne s’exprime pas nécessairement où on l’attend et qu’elle ne respecte pas toujours les codes, les savoirs, la méthode.  
Cette créativité ne trouve pas forcément corps dans l’activité professionnelle, mais peut être contribue t’elle au bien-être, à l’épanouissement personnel, à une certaine élévation de l’esprit et permet-elle parfois de vivre une passion « non-productive ».  Parions que cet épanouissement aura des répercussions positives sur la façon d’appréhender son quotidien professionnel. 
 
Nous continuerons donc à multiplier les projets de créativité avec nos apprentis. 

Thomas Viron 
Directeur
 
*Définition : combat de textes




Formation et handicap

Liens utiles entreprises

Nos lauréats



Web TV

 

Adhérez au réseau


 
 

Recherche d'une actualité

Recherche d'une actualité